mardi 22 mars 2011

L'invitation





Regarde-moi
Caresse-moi
Tendresse-moi
Envoûte-moi
Existe-moi
Excite-moi
Pénètre-moi
Joui-moi
Amour-moi
Jalouse-moi

Fait-moi l’amour
Sans aucun détour
Caresse-moi jusqu’à l’ivresse
Mais toujours avec tendresse
J’aimerai de tes mains la douceur
De nos corps leurs chaleurs
Libres d'accomplir leurs joutes
S'évadant nos extases s'envoûtent

jeudi 3 mars 2011

Paranormalité



Ce matin, je suis, disons, très light
Pas assez dormie, debout  Madame rêve
Et voudrait une journée qui s’achève
Des heures de virtuosité by night

Ce Matin, elle a  des questions débiles
Pourquoi les miroirs nous inversent
De droite à gauche, elle se bouleverse
De haut en bas, serait-il trop subtile ?

Ce Matin, elle entend raisonner des mots
Elle voudrait tourmenter les syntaxes
Elle a perdu tous les sens, elle se désaxe
Son sommeil a dévasté tous ces propos

Ce matin, pendant qu’il dort
Elle se penche sur lui, le touche
Elle l’effleure, le porte à sa bouche
Hummm elle s'imagine encore et encore……..


jeudi 24 février 2011

J'suis pas si

J’suis pas méchante
J’suis pas, pas passagère
J’regarde, j'aime et ça m’indiffère
Mais je sais, je suis chiante

J’suis pas et je sais, je te trouble
Tes envies dessous dessus redoublent
Obscures et envoûtantes jeu trouble
Les paris s'ouvrent, je joue, ils doublent

J’suis pas mais je t'entends
Mon plaisir sur ton corps se répand
Obscure et envoûtante, jeu tentant
S'amuser comme des enfants

Même si parfois très pathétique
J’suis pas si froide, j’suis pas si jolie
J’suis pas si chaude pour une nuit
J’aime pas fan non plus de leurs tiques

J’suis pas si passible
J’suis pas à gauche, ni à droite
J’suis pas stable, j’suis pas maladroite
J’suis pas si insensible

J’suis pas passionnée, je baise
Pas solidaire, ne te déplaise
J’suis terroriste, jeu de baise
Je t’offre mon corps à ton aise




mercredi 26 janvier 2011

Alice aime jouer




J’ai les yeux mouillés, le teint blaFard
Les yeux plongés dans aucun regard
Le corps chaud et presque trop bavard
Nos envies mélangés, pervers tel un buvard
Il est face à moi nerveux, agaçant
Il parle de mes pieds, il est stressant
Il est le plus fou,  le Lièvre de Mars
Je suis, sois disant, sa danseuse garce

Je me souviens d’hier ton souffle cOurt
Dans mon cou, tes lèvres qui le parcourent
J’ai sur la peau toi et la table pour recours
Mes chaussures... Son obsession, ma torture
Ils les débouclent, les mords, les tortures
A mes pieds, suppliant, Ce lièvRe de Mars fou,
Il est pressé, veut les voir, priant à mes genoux

Tes caresses qui s’allongent, tes mains qui fIlent
Se faufilent, ordonnent le plaisir, si agiles
Elles sur moi, corps touchable, facile, docile
Le lièvre pressé, enlève mes chaussures,
Il contemple mes chaussettes et leurs coutures
Excité par mes pieds, prolixe,  il ne m’écoute pas
Il s’agite, hurle et exulte, rougit, vire au trépas
Il ne reconnait pas mon pied, ce pied lA…..

Celui-là, celui de la belle, la belle Cendrillon
Que je ne suis pas, je suis ta garce, souillon
Celle qui s’enivre de tes tendres inquisitions
Je suis juste ça. Le Lièvre Fou, me jette la pierre
Non, la chaussure et pour s’enfuir, de la terre
Il hurle que je suis loin d’être assez grande
Que de son amour, je suis bien trop friande
Le Chapelier, ne veut pas d’une limande
Mais d’elle, Alice, douce comme une amaNde


Lièvre de mars, exige un thé
je lui offre mes pieds aucun effet
Il veut Cendrillon et m'aimer
Et je suis Alice qui veut le Chapelier



Le chapelier a fait mieux qu’un lapin
Il me met dans les pattes un lièvre crétin…..

mercredi 29 décembre 2010

Maudit Chapelier




Quand je dormais il m’a embrassé
Lui racontais-je l’air angoissé
Il me parlait de son dos hurlant
Des douleurs de gratouillis insignifiant
Il est le Grand Chapelier
Je suis ce pauvre escalier

Quand je me levais il m’a caressé
Lui dis-je l’air d’une âme offensée
Il me parlait de sa trouvaille, « le cornacée »
Un chapeau plus haut que l’immensité
 Il est le Grand Chapelier
Je suis ce pauvre escalier

Il est a près de moi, sous mes draps
Il y a là, près de lui, un chapeau bas
Si bas, qu’il en ai ridiculement fugace
Il y a là, près de moi, des lèvres si voraces
Il est le Grand Chapelier
Je suis ce pauvre escalier


Et sur moi, l’escalier
Vole et vogue le Chapelier
Incompréhensible, ni descriptible
Il dit des mots et a des maux débiles

Le Chapelier fier de son esclalier
Me pose une question d’initier
Cap de les descendre sans glisser 
Ou m’aimes-tu parce que je………..


Alors, je te niais (non), biaiserais (non)
Je n’ai pas d’idée….. Dis-je au Chapelier
Le chapelier me regarde, il me dit en se grattant le nez
File sous ta jupe, lui avec un éclat de rire singulier….


Le Chapelier m’aurait-il posé un lapin mauvais
Ou le lapin est-il un chapelier pervers trop pressé….

mardi 14 décembre 2010

Le baiser d'une vie



Est-il euphorique de discourir
Sur un baiser donné avec plaisir.

Le premier sur nos lèvres à cueillir, 
Celui de maman la promesse d’un avenir.
Le second, savoureux et long, tendre mamie
Qui se réitère claquant, gracieuse manie...
Oncles et tantes, s'emportant délicieuse manie
Si affectueux que l'on s’en essuie
Celui-là offert sur la joue de la belle Marie
Le troisième mieux qu’un premier, l’amoureux
Celui que l'on partage à quatre ans, généreux
Et les autres d’amitié, un don à qui mieux-mieux
Après il y a celui-là, le différent, le sérieux
Celui qui scelle l’unique amour qui dure toujours
La promesse d’un long séjour, d’un nouveau jour...
Celui de l’autre exprimant tous ces atours
Apparaissant à point, à l’appel du secours
Puis il y a ceux là, ceux qui scellent des fins
Lui qui finit une vie, l’achèvement d’un destin
L’autre que l’on reçoit à la croisée des chemins
Celui-là qui souligne, limite de tous les dessins
Et il y a le dernier sur une bouche amer, déposé
Qui oblitère le terminus d’un amour supposé
Qui ajourne sans pourvoi à la factuelle réalité
Celui qui exprime la définition du déjà consommé.....

Il n’est pas extatique de se défendre à croire
Qu'on en voudrait un, recueillit comme celui d’un soir
Que vos lèvres sur d’autres comme un rêve d'illusoire
D’en vouloir juste encore un, juste un, ce soir......




mercredi 1 décembre 2010

Mouton Erotique




Dédale, mon lit où je conjecture docilement
Encore une fois je m’y perds, je me mens
Symphonie de corps, troubles tremblements
Soupirs, envies, caresses ou simples châtiments
Indécentes positions, début de l’enchantement
Nourrir des rêves jusqu’à leur enfantement
Est-ce folie ou chimère ou envoûtement

Mains entre mains, l’exercice du défi d’une envie
Oubliant, corps contre corps, tous les interdits
Invitation à la débauche, je m’en rassasie

Unique simulation d’un superficiel  amour
Nourrissant  l’illusion encore et  toujours

Mains entre les cuisses, qui s’immiscent
Oubliant les interdits,  elles s’enfuissent
Usant des plaisirs d’une toile qu’elles tissent
Tuant l’envie,  elles s’avancent et esquissent
Obéir à nos instincts pour qu’ils s’unissent
Nos sexes entre sexe pour qu’ils en jouissent

Construit-moi une montagne…….